| Prochainement, ouverture du site de l’atelier de facture de hautbois et cornemuses de Gaëtan Polteau. |
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| Écrit par Administrator | ||||||
| Vendredi, 02 Janvier 2009 23:29 | ||||||
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Les cornemuses font partie de mon quotidien. Je joue de la chabrette et effectue des recherches sur les cornemuses et hautbois de la même famille depuis plus de vingt ans. J’enseigne la chabrette au Conservatoire de Limoges au sein du département « musique traditionnelle ». Je fabrique depuis trois ans des chabrettes, hautbois et cornemuses de Poitou. Ma fabrication est basée sur des recherches approfondies sur les instruments anciens, dans l’objectif de pouvoir proposer des instruments fiables, aux diapasons actuel et anciens.
Qu’est-ce qu’une cornemuse ?On les retrouve dans bon nombre de pays Européens, dans les pays du pourtour méditerranéen, etc. En France, nous avons par exemple, le «biniou » (breton), la «cabrette» (auvergne), la «veuze» (poitou, pays nantais), «la craba» (montagne noire du languedoc), «la boha» (landes de gascogne), «la chabreta» (Limousin)... Qu’appelle-t-on chabrette ?Le mot «chabrette» (chabreta en ‘Oc : petite chèvre) désigne, de façon générale, la cornemuse en Limousin. Depuis la période revivaliste des années 70-80, le terme «chabreta» s’emploie plus spécifiquement pour nommer une cornemuse à miroirs, répandue dans la bordure ouest du Massif Central (aire culturelle Limousin-Périgord), où elle a été beaucoup jouée dans le courant du XIXème siècle à nos jours. ![]() Chabrette ancienne collection MuCEM , 1943.140.10 Quelles sont les origines de la chabrette ? De conception antérieure au XIXème siècle, elle fait partie d’une famille d’instruments décrite par Marin Mersenne dans l’Harmonie Universelle (1636), Hautbois et Cornemuses du Poitou. ![]() Marin Mersenne , l’Harmonie Universelle, « les hautbois et cornemuses de Poitou », 1636 Des témoignages iconographiques et des écrits révèlent l’existence et la pratique de la cornemuse en Limousin depuis le XVIème siècle. Toutefois, nous ne pouvons pas certifier dans ces différents cas que les termes «chabrette» ou «cornemuse» désignent exactement le même type d’instruments que ceux retrouvés au XXème siècle en Limousin. Pratiques d’hier, pratiques d’aujourd’hui...Ils pratiquent une musique le plus souvent non écrite et sont les spécialistes de la danse et de la musique à danser. Les musiques à bourdons sont omni-présentes dans leur répertoire. Ce mouvement va perdurer jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Durant le XIXème siècle et après, les ménétriers sont le plus souvent des musiciens solistes qui poursuivent l’utilisation des anciens instruments. A partir du premier quart du XXème siècle, la pratique de cet instrument s’essouffle et se voit peu à peu supplantée par des instruments dits « modernes », comme la clarinette, la carotte (saxophone soprano), l’accordéon… Ce n’est que dans les années 70 avec le «mouvement folk», que des musiciens retrouveront quelques « irréductibles » chabretaires, permettant ainsi le passage du relais aux générations actuelles. Maintenant, même si on entend parfois la chabrette lors des concerts, des bals, des noces, ou autres fêtes populaires, la pratique de cet instrument reprend son souffle à tel point qu’il est même enseigné en école de musique. L’apprentissage se fait de façon orale autour d’un répertoire de musique à danser traditionnelle et ancienne, musiques festives, porteuses d’énergie et d’émotions. |
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| Last Updated on Dimanche, 08 Mars 2009 16:48 |





